12.08.2008

Hey you

Qui es-tu pour juger d’une chose que tu ne connais pas.

 

Je frémis à l’idée qu’elle a travaillé toute sa vie dans les services sociaux tout en ignorant ce que c’est qu’être victime de violence.

 

Parce qu’être victime de violence, ce n’est pas recevoir une raclée. C’est beaucoup plus que ça. Ce n’est pas un événement ponctuel ou exceptionnel. C’est quelque chose d’insidieux et de profond, c’est une façon de vivre.

 

Ce mépris qu’elle a! Cette absence d’empathie!

 

Je crois que je lui en veux. Je lui en veux de ne pas m’avoir protégé, de m’avoir laissé lutter seule. Je lui en veux parce que je sais qu’elle réaction elle aura si je lui demande pourquoi elle a laissé faire ça. Parce qu’elle n’a pas compris, elle n’a pas su le voir, le reconnaître.

 

Merci à Slim Ouarhani pour m’avoir un jour convaincu par un regard que la violence n’est jamais une chose acceptable.

24.02.2007

Vrai de Vrai

Pour prendre sa douche, faut traverser le camp sur toute la longueur... T'es un géologue quand tu vas prendre ta douche en mukluk... Mais t'es un VRAI GÉOLOGUE quand tu vas prendre ta douche en mukluk avec rien qu'une petite serviette rikiki en ratine autour des reins...

 

Enjoy!

04.02.2007

Ave Caesar morituri te salutant

Ils se dressent devant moi, en un arc de cercle irrégulier, grelottant de froid dans les premières lueurs de l’aube… Quelques semaines auparavant, ils m’offraient une gorgée de leur café en riant, aujourd’hui ils affichent un air maussade, jètent les yeux dans la poussière, répondent à peine mon bonjour. C’est la mi-session, ils sont sur les dents, les examens arrivent, les étudiants doutent, ils manquent de confiance, pour eux comme pour leurs collègues… Ils luttent pour survivre dans une compétitivité malsaine : se démarquer, augmenter sa côte, obtenir la plus forte note…

Dans les estrades, une société d’élite les observe, les soupèse et les juge. Le droit de vie ou de mort est entre leurs mains. Tous souscrivent au processus : accepté, valorisé. Ma position de chargée de cours me classe parmi ceux qui dirigent le jeu, entraînent les joueurs, les gladiateurs. Ce ne sont que des étudiants, source de distraction passagère entre mes travaux de recherche et mon étude. Pour eux-même, ils sont des génies… La preuve de leur supériorité viendra dans quelques années : un anonyme secrétaire l’inscrira à l’encre noire sur un papier parchemin. Entre temps, ils ne sont rien… Leur camaraderie est réelle, pourtant je sais quelle ne résistera pas au défi que je leur jète : « Quiz! » Surprit, jeté dans l’arène, coincé, sans issues… L’annonce faite résonne à leurs oreilles comme une terrible menace, ils devront se battre.

Les gladiateurs n’aiment pas les quiz… L’ordre normal des choses, c’est de prévoir l’affrontement des semaines à l’avance, sentir la tension, le stress croître avant la bataille. Psychologiquement, ils ne sont pas préparés, faibles, la peur les ébranle, ils imaginent déjà la possibilité de se liguer contre leur instructeur : protestation.

- Hein?? Comment ça un quiz, ce n’est pas prévu!!
- En effet, c’est un quiz..
- Ce n’est pas noté, alors??
- Si, et c’est écrit dans votre plan de cours…
- Il n’y en a jamais eu les autres années!!
- Et alors?

Froide et inflexible, j’ai des ordres, c’est du moins ce qu’ils doivent croire… Les gladiateurs ne se rebellent jamais devant un plan de cours dûment broché… Ils ont signé le contrat de leur sang en s’inscrivant… Cependant, ils voudront négocier… Leur tactique est de limiter les dégâts… Je sais que peu importe ce que j’ai réellement en tête, ils négocieront toujours à la baisse. J’annonce la valeur de la prime :

- 5 points pour l’équipe qui…
- 3!!
- 5 p-o-i-n-t-s…

Les gladiateurs essaieront alors de m’attendrir en l’absence de leur professeur titulaire… C’est le moment de faire grimper ma côte d’amour… Je leur accorde ce qu’ils veulent… Un gladiateur ne vit que dans l’espoir d’avoir la chance d’obtenir sa grâce…

- Ça va… 3 points… Mais je rapporterai les 2 restants sur vos rapports…

Oui, parce qu’il faut quand même garder une certaine fermeté… Il n’est pas utile d’expliquer au gladiateur que la participation à l’épreuve leur vaudra automatiquement le maximum… Une pareille révélation ruinerait la mise en scène… Je lance le défi d’un timbre cinglant comme un coup de fouet, martelant la ponctuation :

- Dans ce champ, derrière moi, sont enterrés 5 sections de fer, elles délimitent une forme géométrique représentant un corps minéralisé, avec vos connaissances en géomagnétisme terrestre, trouvez-les!! Vous avez 3h…

Découvrant un sourire carnassier, je ruine leurs derniers espoirs, précisant quelles sont enfouies profondément et que j’ai soigneusement effacé mes traces tout en remuant la terre un peu partout pour les induire en erreur… Ce n’est évidemment pas nécessaire de raffiner davantage mes artifices… Il s’agit d’être crédible… Ils me connaissent, ils connaissent ma réputation… Ils comprennent bien qu’ils n’ont aucune chance d’y arriver… Leur détermination à se battre, jouer le jeu, vaincre malgré tout et me faire ravaler ça en est décuplée…

Je présente les armes : levé MAG, TBF/VLF, MAXMIN et PP/IP sont possibles, tout le matériel étalé devant eux… Évidemment, il n’y a qu’une pelle de disponible pour tout le groupe… Dans leur méfiance, il n’y voit que de la négligence dans la préparation du laboratoire… Ils cherchent un avantage…

Les gladiateurs se dispersent, ils sont désorganisés, isolés… Le temps passe et l’issue du combat devient incertaine… Mon sourire tendre et ravi, mon expression amusée, leur sont indistincts de la lisière du champs. Ils ne m’en haïssent pas moins… Le temps file… Je leur rappèle perfidement chaque demi-heure qui passe… Quelques encouragements sont nécessaires… Mes gladiateurs ont l’habitude de recevoir quelques *hints* pendant leur pratique… Je ne les renseigne pas, leur gloire en serait ternie, ma crédibilité anéantie… Mine de rien, innocemment, je vais faire un brin de causette aux équipes se trouvant dans le bon secteur de l’arène… J’affiche une méfiance étudiée dans mes réponses à leurs questions : les mains dans les poches, j’évite tout geste superflu…

L’effet est immédiat les autres groupes se rapprochent… Je leur laisse croire qu’ils m’ont percé à jour… Bientôt ils se marchent sur les pieds… Semblant de rien, ils se regroupent, se concertent, établissant une tactique, ils feront front commun : quadriller le secteur… Du haut de ma tribune, je montre des signes d’inquiétudes soigneusement dosés : Ils se sentent conforté dans leurs hypothèses, ils reprennent confiance… Le dénouement approche… Ils creusent fébrilement, mettant à jour les entrailles de leur ennemi, répandant son sang dans la poussière… La terre est jetée en tout sens… L’air ahurit, ils découvrent… Se retournant vers moi comme un seul homme, ils cherchent mon approbation…

Regardez comme ils sont fiers, ils ont réussi, ils ont vaincu ensemble, ils ont un bout d’étagère à la main! C’est votre camarade de bureau qui va être content quand il va voir ses livres par terre…

- Vous me rendez tous si fière!!!

Je sais qu’ils savent…

19.08.2006

Méthode pour plier le shaft d'un pick-up, ou pourquoi il vaudrait mieux conserver son casque de sécurité dans la voiture...

Vous connaissez ma théorie sur l'utilité des 4x4? :)

Un 4x4, ça n'a aucune utilité... Ça sert à rien, hormis de vous mettre dans la merde un peu plus loin que vous l'auriez fait avec un truck ordinaire...

Bref, quelque part en nous, se cache un épais... dans certain cas, il se trouve plus près de la surface que dans d'autre... Mais... Il est toujours là! Remarquez, que généralement, dans ce type de situation, il est plus facile de le dépister chez l'homme que chez la femme... Je dirai aussi, que dans ce type de situation, il est aussi plus facile à dépister chez le géologue, que dans d'autre profession... Ajoutez à ceci une gigantesque marre de vase minérale, une journée pluvieuse et vous allez le trouver votre épais!

Ce jour là, toutes les conditions étaient réunies... Et le pire, est que nous étions deux dans la camionnette... Rien de plus amusant que de dérapper en transmission arrière! Tout l'après-midi, nous nous étions amusé à graisser le pick-up en passant dans tous les trous de bouette qu'on avait pu trouver... Peut-être au peu parce qu'on connaissait le gars de l'entretien de ce soir là, peut-être aussi parce que c'était très drôle... Et là, devant nous, se trouve LA vase parfaite, onctueuse, épaisse... ;) On se donne un élan pour pas rester pris et on fonce! «Vlang» la camionnette arrête d'un coup sec...

Ce qu'on n'avait pas vu, un instant auparavant quand le 450 tonnes était passé, c'est qu'au fond de la vase, se trouvait un gros rocher... Et puis, ouais, on est rentré dedans... Et puis, ouais, ça a cogné assez fort pour faire plier le shaft du pick-up...

28.07.2006

M. Koréander

Monsieur Koréander voulait une vieille édition de "Menaud, maître-Draveur". C'était l'automne, sur la grande allée, il y a bien des années... Moi, je fréquente les bouquinistes pour les bons romans chiffonés... Parce que l'état m'importe peu et que mes moyens sont limités... Mais il y a des gens qui les fréquentent par snobisme, pour trouver de belles reliures qui font bien dans la bibliothèque... Des livres qui ont l'air d'avoir été lu... Et parfois les bouquinistes, ils exagèrent... 

 

Il se trouve aussi que Félix-Antoine Savard, c'est le cousin de mon grand-père... Et qu'il y a chez moi une véritable collection d'édition de "Menaud, maître draveur". 

 

Je fouillais dans les "pocket" sous le stand et j'ai vu le livre qu'il négociait: on en avait au moins 3 exemplaires de celui-là à la maison... Je ne sais pas pourquoi j'ai fait ça, mais je me suis mêllée de la conversation et je lui ai carrément offert de la lui donner. M. Koréander a alors posé le livre, s'est tourné vers moi comme si le marchand n'existait pas, et ma dit: "Et quel est votre nom, mademoiselle?"

 

M. Koréander est Turc. Il est presque centenaire maintenant. Il a fait la guerre. Il a trahi son pays pour aider les alliés. Il a "fait le maquis" en corse pendant 1 ans... Puis il s'est installé au canada comme réfugié politique. Il a travaillé toute sa vie comme professeur de musique. Il n'a pas de famille. Il a un ami libraire et un chat jaune. Et moi, je suis entrée dans sa vie pour lui offrir un livre... Et ce livre m'a ouvert les portes de sa mémoire, et bien que je dois subir le suplice du thé au beurre à chaque visite, je ne l'ai jamais trouvé avare de son temps pour me conter des histoires. M. Koréander est mon conteur préféré. En très peu de temps, parce qu'il n'a pas de temps à perdre, il est devenu un ami très précieux.

 

 

13.06.2006

Opération Tarte-aux-Pommes

L’opération tarte-aux-pommes 2006 comptait au départ un seul membre esseulé : MOI!! Après avoir étudié et travaillé 4 ans avec une bande de vils français et aussi parce que j’y avais de nombreux contacts, j’ai subitement senti l’urgence d’aller y faire un tour pour m’assurer que c’était vraiment aussi merveilleux qu’on me le disait… Et puis, nos réserves de Kisscool était à sec au bureau des sabotages... Fallait qqn pour retourner en chercher!

 

Naaan, en fait, c’était un projet sérieux qui traînait depuis 10 ans mais que je n’avais pas eu le temps de concrétiser parce que j’étais trop occupée.

 

Donc, je voyais enfin une petite plage horaire de libre (1 mois, avril) et je commençais à remettre à jour toutes mes infos quand vipère m’annonça : « j’viens avec toi!! » Notez, qu’elle ne m’a pas demandé la permission, rien, elle a juste déclaré qu’elle en était!!! C’est merveilleux des gens qui savent ce qu’ils veulent!! :D

 

On était donc à 3, vipère, fleur, et moi…

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C’est une alliance qui a fait plein d’heureux! Moi, j’avais une petite merveille avec qui partager mon aventure. Le grand-papa de la vipère me tapait sur l’épaule et me félicitait d’être tellement grande et baraquée pour protéger sa petite fille. La maman de la vipère me répétait une mise en garde importante : « Perd-la pas!!! » Et de mon côté, j’avais un peu oublié de prévenir que je partais alors… C’est seulement dans ma camionnette, en route vers Dorval, que ma mère m’avoua être soulagée de me savoir accompagnée de la vipère…

 

C’est comme ça que ça a commencé… On est partie au début du mois par air-transat, avec nos backpacks. Pis je vais tout vous conter ça! :D mais juste dans un prochain post... :P

27.02.2006

Vie de maïs

Lorsque j’étais toute jeune, j’ai été un maïs!
 

C’était la mascotte de la ville… Un gros maïs en feutre jaune et vert. Quand j’avais le costume sur le dos, il me descendait jusqu’aux chevilles. Oui, parce que quand j’étais petite, j’étais petite, aussi surprenant que ça puisse être vu ma taille aujourd’hui. Ma tâche en tant que maïs municipal, était d’être présente à certaines activités tel que les matchs de balle-molle, de sauter partout et de servir du kool-aid dilué… C’était tout un job être maïs!!! J’ai été un maïs mémorable… C’était il y a 16 ans, une demi-vie, et les gens de la place s’en souviennent encore…
 

Parce qu’un soir de match, le maïs courrant d’un bord à l’autre de l’estrade des parents, s’enfargea violemment dans qqchose et PATATRA, s’étala par terre de tout son long… Devant toute la foule… Mais l’ennui quand vous êtes un maïs, est que vous n’êtes pas très ployable, surtout quand le costume est tubulaire et vous descend jusqu’aux chevilles… Impossible de plier les genoux pour se relever ni de vous servir de vos bras, parce que les trous de bras sont sur les côtés et qu’avec votre corps de gamine de 12 ans, vous ne les avez pas assez long pour les mettre devant vous… Et vous voilà réduite à vous rouler par terre en battant convulsivement des pieds à l’extrémité dans l’espoir de trouver un appui!! Et assourdie par le feutre, vous parvient les encouragements de la foule hilare.
 

J’ai vu à la télé ce soir un gros sandwich à qui il est arrivé le même truc… Mais lui il était assez ployable pour se mettre sur les genoux… L’ennui, c’est qu’il retombait sur le dos… Ouaip, la vie de sandwich n’est pas plus simple que la vie de maïs!! --> MDR

26.02.2006

Châtiment

Mon grand père avait sa boutique dans le demi-sous-sol, avec vu sur le fleuve. On pouvait y accéder directement par une porte extérieure qui conduisait à un talus sur le côté de la maison. C’est aussi par cette porte qu’on rentrait le bois de chauffage et qu’on atteignait le caveau à légume. Ce qui est important dans l’histoire, c’est que la porte de la boutique avait une petite fenêtre simple… Et que si vous claquiez la porte à la volée parce que vous étiez très en colère, il y avait de bonne chance que la vitre casse…

Mon grand-père, même s’il se ventait d’avoir frappé pas mal de monde dans sa vie, n’a, à ma connaissance, jamais donné la moindre pichenette à qui que ce soit, ce qui est une garantie pour les 25 dernières années de sa vie. Mon grand-père, aux prises avec 4 petits enfants turbulents, avait des châtiments pas mal plus éducatifs que la fessée… Alors, après avoir violemment claqué la porte, avec le résultat que vous imaginez, voyant Duff venir voir les dégâts du fond de la boutique, vous aviez deux choix : a) prendre la fuite, option caveau, fleuve, corde de bois… b) attendre voir sa réaction…

Duff examine la porte, ouvre la porte, sort, referme la porte derrière lui et me toisant de son 6’- 300 lb, m’ordonne d’une voix lasse : « Viens avec moi… » Direction la petite quincaillerie du village où il fait tailler 2 vitres… Il rentre à la maison, enlève les débris, balaye le sol délicatement, sort ses outils et m’explique avec application comment on remplace une vitre… Une fois terminé, il me demande : « bon, alors t’as compris? » Et moi, pas très maligne, je m’empresse de répondre que si!!! C’est alors que d’un grand coup de marteau, mon grand-père pète la vitre et annonce : « Bon, ben alors t’as qu’à recommencer… »

C’est qu’il avait de l’humour, mon grand-père…

15.02.2006

Pas à deux!!!!

--> ok, version courte...

Imagine une baignoire taillée dans un baril de kérozène sur le sens de la longueur, le bord replié à la pince... Du pur "home-made"! Pour la vider, tu la renverses, pour la remplir, tu transvases... Pas très spatieuse la baignoire... Mais surtout, un baignoire tellement granuleuse de rouille qu'elle t'inspire automatiquement la question: "est-ce que je suis vacciné pour le tétanos??"

Mais bon, c'est tout ce qu'il y a! Et on se l'arrache cette merveille! On se battait à coup de pile ou face pour l'avoir, on se l'échangeait contre des faveurs... Parce que cette merveille avait l'avantage de contenir de l'eau chaude... Et l'eau chaude, c'est la première merveille du monde!! Surtout après une journée à geler dehors sur une traverse au bipmap (bienheureux soyez-vous si vous ignorez ce qu'est le bipmap)... Bref, j'ai vu un collègue apprendre à ses dépends à ne pas abuser de la patience de celui qui tambourine à la porte pour avoir son tour... Parce qu'il n'a pas eu le temps de deviner les intentions de son copain qu'il était plus seul dans sa baignoire... ARGL!

C'est le cri qu'il a lancé! MDR

 Personnellement après cet événement, j'ai toujours pris soin de caller qqchose dans la porte! :D

13.02.2006

Pourquoi on sait que, oui, effectivement, ça redescend...

Alors, il était une fois, quelque part très au nord, dans un camp d'exploration isolé... c'est qu'il s'en passe des choses dans ces camps!

Notre pilote d'hélicoptère favori s'était à moitié crashé à moins de quelques km de notre camp de base... Panne totale! Sa radio était morte, il n'avait rien pour jouer les valeureux survivants, mais il savait très bien dans quelle direction se diriger pour nous joindre, il nous voyait... Alors, il prend une décision très courageuse, il décide de faire un peu de randonnée, à -40°C, en combinaison de vol, avec un petit blouson doublé en tapis!Enfin, vous voyez bien le genre?
 

Quand il est arrivé, il avait de belles engelures au visage, aux mains, aux cuisses... Mais surtout une bonne hypothermie! Et nous... On est à 3h de vol de notre prochain voisin... qui n'est pas mieux équipé que nous... Qu'est-ce qu'on fait? On fait ce qu'on peut!
 

-->Manuel de premier soin lourdement annoté, voir anecdoté, selon le point de vu : réchauffer d’abord le tronc, graduellement, puis les extrémités.
 

Alors en 2 minutes, notre pilote se retrouve assis dans une bassine d'eau plus ou moins chaude, près du poêle, une bouteille d'alcool à la main et 3-4 ptits amis qui jouent dans l'eau avec des chaudières pour s'assurer de respecter le protocole... Et voilà notre pilote passablement saoul... qui commence à s'inquiéter pour ses testicules... Ben oui! Parce qu'il parait que ça remonte ces petites choses là quand il fait froid!
 

Imaginez un bonhomme de 30 ans, tout nu, assis dans une bassine qui cherche en tâtant et vous demande avec un air légèrement hystérique: «Penses-tu qu'elles vont redescendre???»
 

Et oui, pour votre gouverne, elles sont redescendues... ;)

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